En fusée d’esclavage

Nous ne sommes pas
Nous devenons

Nous occupons cet espace
entre les murs et le vent
Nous arrêtons les mélanges
et reportons les attentes à demain, à jamais

Nous redevenons ce nous-mêmes
Quand nous étions autrefois un autre

Ce qui nous reste alors
C’est l’étendue des miracles
Les spectres de l’antérol
et les moqueries des sangs

En fusée d’esclavage
Nous fûmes éparpillés
dans l’amer éternel qui ne bouge plus

Nous en sortîmes vainqueurs

Pour l’heure et l’instant
Nous reprenons le chemin des envies
Des choses qui nous bouleversent
Des caractères qui ne semblent plus
Des éphémères sans lendemain

Cette légèreté de nos talents
Il nous faut la revivre en tant que telle
Parce qu’elle est davantage que notre action visible
Le pourcentage de nos alliés intransigeants

Remontez l’instant qu’il nous faut
Il sera toujours temps d’y asseoir
Un éléculte d’embrayage
Si ce n’est pas trop demander

Méritez ce qu’ils disent
Quand ils parlent à l’envers
Ce n’est pas qu’ils reculent
On parlait de l’hiver
Et des entres les deux
Et si c’était possible
de demeurer comme un chant

Marchez dans de gais drapages
Recommencez ce qu’ils nous veulent
Ce n’est finalement rien d’autre
Que l’enchantement de la ronde de nos pas