Je suis prisonnier d’un monde

qui n’est pas le mien

 
Je suis prisonnier d’un monde qui n’est pas le mien
Je partage des histoires d’insistances
comme si on ne voulait plus les rencontrer

Je vous avais dit que c’était notre dernière chance
Elle a été marquée par les chantres de la mourse
qui recherchent des encoristes me révoltant de nos affaires

Que ce monde soit inscrit dans la marche des choses
je ne saurai le contempler.
Car ce que nos pères ont légué aux enchantes des prolistes
ne peut plus en aucun cas satisfaire
les atmosphères relégantes des métamorphoses

C’est le nul qui pullule
et c’est notre envie d’en finir avec l’ignoble sectarisme
qui me pousse à choisir la crémation des idoles

Revenir au pas de canard
serait mentir à nos obondes fantastiques
Faites donc des merveilles
car le choix des armes ne me parvient plus
C’est la catastrophe artificielle
que de se poser en témoin

Que les acteurs se nourissent d’aventures sérieuses et pourchassées
Ils seront les seuls à se dire dévastés
par les arches décadentes de nos pleurs pétrissantes

À l’aurore de nos vies
Il reste tout le soleil de mes doigts
saisis par le pluie de nos chants d’équivoque
Que le poing de nos caractères
virule dans l’ensemble des corps et des villes

Plutôt ceci que l’éternel meurtrissure
des rébellions écrasées


Que demain soit ailleurs
Nous en serons revenus une fois pour toutes
 

juin 2009