Aux origines nihilistes
de nos combats créateurs

Nous revendiquons l’abolition de toutes les structures
l’ouverture à tous les mondes impossibles
et la destruction instantanée des coordonnées congelantes

Nous exigeons la foi en l’heure
le boursoufle des entêtements enseignés
le recul des mirages déguisés en exzangues

et le rivage des codes d’épinette

Nous encadastrons les monts invisibles de la vie
et les espoirs malheureux de nos âges
Nous les interrogeons jusqu’aux jours des miracles
dans l’attente des embaumes en fleurs

Nous ne sommes plus en constante

Refusez les émois des écoles
et les entreprises dévoilées des monstres réactionnaires
Regardez les humours qui se bloquent dans les vents incendiaires
Voyez comme tout pourra s’élancer avant l’aurore des choses

Des êtres se réalisent dans les bris et les pleurs
Ils annoncent encore les brutales aventures à venir
Et de ce qui en viendra
nous pourrons accomplir nos désirs si profonds, si instantanés
qu’ils seront pour toujours consignés dans l’histoire des mortels

Dans la vengeance des siècles
et le recul de la faune et de la flore
nous pleurons nos armes de normalité
pour embrasser tous les jours
ces choses qui nous hument dans l’accueil des amers

Voilà la liberté qui choisit son sort
et l’exercice des meurtres dans la terre à poiler

Et pour en finir

nous ne finirons rien
car ce sont aux générations d’innés
de conquérir ce que nous ne pouvons que démasquer

Et si ce n’est pas assez
Qu’importe!
Quand le monde déborde de justices inexorables
de coeurs à plein poumon
et de gestes qui ne se retournent plus



juin 2009