Que le jour se lève sans moi

Que le jour se lève sans moi
Qu’il défriche lui-même ses numéros chanceux
Qu’il arrête de fumer ses impossibles rancoeurs
Qu’il refasse à jamais ses devoirs assoiffés
Qu’il pénètre sans retour dans les affres des mères
pour placer ce qu’il peut jamais ce qu’il veut

Que le jour se lève sans moi
Qu'il promène ses horizons dans les tapistes voleurs
Qu'il décide de ses gongs ce qu'il puise dans la peur

Que le jour se lève sans moi
Qu'il fasse lui-même les efforts perdus des araignées mauvaises
Qu'il poursuive sans parler les reculs de ses pairs
Qu'il accepte de ses douleurs enflammés
les misères reculées de ses accueils d'hiver

Que le jour se lève sans moi
Qu'il pétrisse, qu'il meurtrisse, qu'il décrisse comme il faut
ce qu'il a lui-même démontrer

Et qu'il en finisse avec lui-même

Pour que je me lève en soleil en caresse et en fleur
Et que la nuit nous accueille de ses bras endormis
d'avoir trop voulu attendre sans jamais nous polir

Que le monde s’énerve sans moi
Pour pulluler les arrivants marsons
poursuivis de leurs ententes plusieurs

Que le temps s’écoule sans moi
Pour me nourrir de ses tombes en flacons

Que le temps se passe de moi
pour faire passer avant l’autre
une histoire inconnue

Et que la vie se lève sans moi

Mais qu’elle se lève
Mais qu’elle se lève
 

juillet 2012