Ses cendres mariantes

 
Au coeur de ma vie il y a l'exil

les tranches odorantes des moqueries encreurs

 

Il y a le doute sans doute

il y a la mer éternellement plate

il y a le chant des saignes

qui parsèment et régulent

 

Au coeur de mon moi

il y a l'existence en pleurs

les cris d'alarme des monstres d'excitantes

les verbes incessants d'écritures volantiles

celles qui peuvent soulever le temps

des heures et des peaux

 

Au coeur de mes yeux

il y a la ville qui marge

le rare pourlin des achtes d'ivresse

il y a les masques d'hier

et les emphases de seigle

celles qui brûlent le vent des genres

 

Au coeur de l'avenir

il y a un soleil qui brûle tellement

qu'il se désintègre de ses cendres mariantes

il y a l'explosion de nos envies

expliquées par le temps

les désirs reconstruits

dans l'attente de nos chants

 

Et quand les coeurs de nos avenirs

virent en moi, en mon corps

et en mon ventre

circule le pouvoir de changer

ce qui n'est plus

en ce que sera la vie magique

des êtres de plus

 

avril 2009

 

image Vincent Vibrac