Du peu que j’ai 


Du peu que j’ai
Je revis sans embage
De ce qu’il me faut faire maintenant

Je le savais davantage
Maintenant il faut passer aux actes
Aux arithmétiques du devenir
Et aux entrages des souvenirs

Que passe la saison nouvelle
Pour qu’elle découvre ses attraits
Il me reste encore du temps
Pour apparaître sans secret

Moitié pointu
Pourtant drapé
Recherché par les drabes
Et entouré d’escaliers
Je me retrouve enfin
Peut-être mieux
Sûrement plus libre
Peut-être plus en mains
De mes affaires retardées

Demain la veille
celle du combat sans merci
des rescousses assoiffées d’infini
des déserts tremblants
et des attelages désordonnées
Que vienne la vérité qui trouve
l’incommensurable bléyine de mes jours moqueurs

 

Décembre 2008