L’invention prolétarienne du temps

Je commence à percevoir les pointes de tes yeux
et regarde à nouveau si ta fenêtre me ressemble
Dis-moi que le temps s’avance dans le chant des encasmes
Promets-moi de saisir ce que savent les ansalmes
et retrouve dans le coeur des changeants
les problèmes qui soulèvent

Les espaces qui reposent les frantiches de mes frouilles
saltèrent des crisstes dans les plombes des accrocs
C’est si difficile d’émerger dans les troupes d’épinales
et c’est rare de plancher dans les portes de Monriale

Dans ces disparates tentatives renaît la vigueur qui me manque
quand les os rétrécissent jusqu’au ventre des antrones
Ils poussent comme pour respirer sans trop savoir où aller
mais finissent par déchirer le sable des merveilles
celui qui nous coule des mains, ensoleillé de nos asteurs

Il faut un autre temps plus grand et plus solide
lequel devrait nous offrir les encarrables de mes heures
Mais c’est de là que je vous appelle
de cette lueur dans le creux des mains
celle portée par nos envies décisionnelles
d’écranger les mourtanchiers
de leurs astuces incrossinables

Voilà le procès d’intention
voilà la coupe aux lèvres
celle qui bouge quand on ne vit plus
celle qui refuse de s’éteindre à tous venants


Mangez tous ceux qui boullairantent
ils mesurent la quantité du coeur
d’estanpriste et d’escalante

Envolez-vous dans l’esprit du cran
et arrachez à ces empriseurs d'écames
les merveilles de votre vie


décembre 2008