La vitesse du désespoir

 
Le nerf de la guerre c'est l'enjeu

la folie furieuse du métal macromique

 

L'argent liquide tout

et nous coule entre les doigts

 

Peu nous importe ce qu'il voulait nous dire

Nous prenons la clef des champs de bataille

Ceux qui nous ont souri au tournant des ententes

Ceux qui se sont imposés aux arthrites des envols

Ceux que nous créons par le refus des étriols

des calmars de calvaires de calice de cartron

 

Voilà la misère qui nous éclate

de ces jours où nous pouvons

 

Ceux qui ne veulent plus en entendre parler

retrouvent la voix lacérée des anges

les monstres aliénés par la vitesse du désespoir

celui dont on dit qu'il circule dans les couloirs de la finance

 

Mais nous on ne le voit pas

On voit tout tout autrement

Tout ce que nous voulons

nous le voyons délicatement

C'est pas la panique qui nous abrite

c'est la vengeance des jours d'ailleurs

 

En s'emparant de la tranquillité de nos pouvoirs

nous explosons sans histoire les moqueries pornivalentes

Et nos ennemis adossés à leurs esquintes

se cherchent en mille morceaux de fiel

 

Voilà devant ce qui nous envole

 

De notre guerre inlassable

nous retrouvons ce que nous étions

au temps des esclaves en calvaire

et des sourires délibérés

 

mai 2009

 

image Vincent Vibrac