l’amour est tout ce qui me reste de toi
Je pense au monde de toi
et j’articule nos folies temporaires

J’écrapoutis mes amères étincelles
et racommode les pensées de toi

Te voilà féroce
ronce des cabanes de peuples


Tu me le donnes le courage des chaudes années
les caramburlesques fatigues
attirées par la peau des mais rapetissés

Toi la lionne des eaux mortes
des idylles en furie et des partisans intelligibles
Toi qui peux décrire le sens des mousses
et des crachins d’ivresse

Intense soit peu
tu poursuis sans vigueur
les culbutes diratamboules
des amateurs et des crises

Noire est le sang qui pleut sur ton front
Il nous rappelle les atavismes
des journées de soleil de sol
le gris des murailles divisées par mon cœur
qui bataille et qui cire tout
quand je ne peux plus te découvrir

Entendez-vous ce concertina d’érable ?
Il peurit des canchaploses d’estaplère

Entendez-vous les moricones des samedisques
les livres des brutances
et les cachalotes des arrivages d’aimer ?

Je me soutiens par la moralité des archantisses
pour te redire que l’amour est tout ce qui me reste de toi
qui penses de moi
quand tu penses loin et pour demain

 

avril 2015