Une troupe d'éternels

 

Nous avons traversé le feu et le sang

Nous avons fini par aller jusqu’au bout

 

Nous avons connu les rancunes et les peurs

Et surmonté la clameur

 

Que nous reste-t-il à décider ?

Ce qui nous manque viendra bientôt

 

Nous avons retrouvé les instants

Et c’est dans le temps des oriaux

que nous saurons déchiffrer les apalmes

 

Que me demandez-vous d’être

que je ne sais pas vous dire ?

 

En remontant le temps

j’aperçois au passage mes erreurs monstrueuses

les défauts de mes qualités requises

et les flambées mouillées des instants étouffés

 

Comme une révolte bâtonnée

je perçois mieux ce qu’il me faut faire

ce qu’il m’est possible de faire

 

Et j’enrage de nous voir somnoler

contre le temps qui tue

Car c’est à nous d’y voir

Ce dont il s’agit, bien sûr, c’est du refus

de l’indignité de nos ambages

et de la révolte des êtres entiers

 

Troupe d’éternels contre troupe d’interdits

 

                                                                 janvier 2008